L’article « Nouvelles du séjour Vercors » diffusé quotidiennement avait connu une belle audience. Un peu tardivement, vous aimerez sans doute en savoir plus.
Samedi 20 juin
Samedi 20 juin 2026, le séjour de randonnées pédestres à la découverte du Vercors Historique est lancé.
Sur le parking du CNCS, le rendez-vous est annoncé pour 8 heures 30, mais dès 8 heures 15 les valises commencent à s’entasser sur la chaussée. Il n’était pas nécessaire d’arriver aussi tôt, François, notre chauffeur de la société DELAYE avait prévenu de son arrivée plus tardive.
À 8 h 45 les bagages commencent à être chargés, à 9 h comme prévu, nous partons pour le Vercors.


En chemin Jean-Paul précise les conditions dans lesquelles les randonnées se dérouleront, les thèmes qui seront abordés : les particularités géologiques du Massif du Vercors, les évènements historiques qui se sont déroulés entre 1943 et juillet 1944 …
Le déjeuner sur l’aire de Mionnay sur l’A6 permet à une grande partie du groupe de pique-niquer à l’ombre, dans l’herbe. Le soleil est présent, mais son intensité n’est pas accablante …nous partons pour une petite semaine de séjour de randonnées.
Vers 16 h 30 nous arrivons au Piroulet comme convenu entre le directeur et Bernadette et Roland. Le groupe s’installe et dîne après de pot d’accueil offert par le village vacances CAP France.




Après le repas une promenade digestive est proposée. À travers champs, le groupe rejoint la route qui relie La chapelle en Vercors et Vassieux. En chemin un arrêt est fait sur la balance placée en bas du village, tous ensemble nous pesons 3550 kg ! En remontant vers le centre du village certains s’amusent devant des peintures murales qui décorent la première maison, puis un long arrêt laisse les participants sans voix devant la stèle qui rappelle la liste des habitants massacrés le 21 juillet 1944 et la citation de la commune de Vassieux à l’ordre des Compagnons de la Libération aux côtés de Paris, l’Ile de Sein, Nantes et Grenoble.
C’est très émus qu’ils remontent la place pour rejoindre le Musée de la Résistance et les restes d’un planeur allemand qui a attaqué le village le 21 juillet 1944. En chemin certains feront une halte à l’église.



Vers 22 h chacun va prendre des forces pour aborder, le lendemain matin, la première randonnée qui les mènera au Mémorial de la Résistance par une côte, bien visible, qui s’annonce sévère.



Jean-Paul et Clairette
Dimanche 21 juin
Visite du Mémorial et Chemin du karst à Font d’Urle






Le bâtiment est discret « comme un camp de maquisards » et se fond dans la nature. Sa construction date de 1994, des cheminées symbolisent les veilleurs du Vercors. La situation géographique de ce plateau a favorisé la résistance ; véritable forteresse naturelle, il s’étend de Grenoble à Die, sur 60 km et d’Est en Ouest sur 30 km.

En 1941, deux hommes décident d’utiliser le Vercors à des fins stratégiques et militaires : Jean Prévost, romancier et journaliste, et Pierre Dalloz, alpiniste. Le plan est accepté par Jean Moulin puis approuvé par le Général de Gaulle. En 1943, les camps de maquisards se forment grâce aux réfractaires, jeunes français refusant de se soustraire au travail obligatoire (STO).
La militarisation des combattants s’organise et les entrainements s’intensifient.
Le 6 juin 1944, a lieu le débarquement de Normandie. Hélas, les alliés, trop occupés, ne vinrent jamais. 4000 hommes se mobilisent pour bloquer le Vercors par le Sud. C’est un défi pour les Allemands. Le 21 juillet 1944, avec 1000 militaires encerclant le Vercors et des troupes aéroportées (planeurs croix noires), l’attaque terrestre est lancée.
Ce doit être un exemple, la répression est violente, de terribles atrocités sont commises sur les résistants et la population civile, avec une sauvagerie atroce.
N’oublions pas le rôle des femmes souvent minoré ainsi que leur engagement comme Rose Jarrand, institutrice, et Mémé Bordat, restauratrice, et toutes ces anonymes qui ont œuvré dans l’ombre.
Nous pénétrons dans le mémorial où un audio-guide permet à chacun, à son rythme, d’écouter les témoignages et de découvrir la vie de tous ces hommes.








La température est fraîche, les bergers se servaient de cette grotte pour stocker fromages et autres denrées. La grotte est profonde de 53 mètres, elle contient des stalactites.




La flore y est également présente comme l’arnica, la gentiane de Korth, les ancolies et encore bien d’autres.




Jocelyne BAUDOT et Agnès DELAPORTE
Jocelyne Baudot et Agnès Delaporte
Lundi 23 juin
La forêt de Lente entre le col de Carri et Chaud Clapier
Départ à la fraîche avec le car à 8 heures pour le col de Carri situé à 1215 m d’altitude sans Bernadette qui s’est rendue à Romans pour une radio de l’épaule et Sylvie qui a préféré se reposer
Une distribution de bonbons offert par Francoise à l’occasion de son anniversaire nous a fait sourire ! C’était la bonne journée ! Une rando à l’ombre avec les passages sous le « cagnard » d’une longueur de 14 km avec un dénivelé de 350 mètres.
Une rando à l’ombre avec les passages sous le « cagnard » et aussi très fleurie.





On a suivi le chemin du Col de Carri et pris la direction de la pelouse de la Bournette. Un sentier traversant forêt de hêtres et d’épicéa.




Déjeuner sur la vaste pelouse de Chaud Clapier près du village de ski de fond de Fond d’Urle. Après cette petite pause bienfaitrice, nous sommes passés devant la Doline où nous avons pu admirer un vaste scialet.




Nous avons ensuite pris le chemin caillouteux emprunté à l’aller sous une forte chaleur et après une pause réparatrice, à l’ombre de deux énormes épicéas, nous avons rejoint le car qui nous attendait au col.



Avant de rejoindre notre lieu de résidence Le Piroulet, nous nous sommes arrêtés à la Nécropole Nationale de la Résistance pour nous recueillir sur les tombes des militaires et civils morts durant la guerre dans le maquis du Vercors.



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Michelle Jay et Florence Vedel
Mardi 24 juin
Belvédère de Révoulat et visite de la grotte de Choranche
Départ 8 heures du village vacances « le Piroulet » pour une randonnée par la Croix de Chatelard (1026 m) pour monter au belvédère de Révoulat (1168 m).






Nous avons repris le car pour aller à la grotte de Choranche que nous avons visitée avec une guide et à l’aide d’écouteurs. Elle nous a expliqué la formation de la grotte ainsi que ses particularités.
Ensuite, retour vers le village vacances « le Piroulet » pour 18 heures. Tous les participants ont apprécié la randonnée et la visite très instructive.




Nicole Carrier et Patrick Herbert
Mercredi 24 juin
Le plateau d’Ambel
Le bus nous dépose au refuge de la Gardiol à 11 h 25.


Départ de la randonnée pour la combe de la Louvatière. Nous passons sur le plateau d’Ambel où la ferme était le camp n° 1 des maquisards. La ferme a été incendiée en 1944 et les habitants exécutés par les miliciens. Aujourd’hui, on y a reconstruit un refuge. Ce tronçon de 5 km, effectué sous un soleil magnifique, se termine dans une hêtraie (altitude 1266 m). Une jeune écogarde à cheval est venue faire boire sa monture dans un abreuvoir alimenté par une source. Elle nous a donné les infos sur son travail et la forêt.




A la sortie de la hêtraie, nous avons emprunté un portail en métal destiné à empêcher les bovins de s’approcher de la falaise. Nous avons suivi un sentier qui mène à la « Tête de la Dame ». Halte près du « Pas de Gouillat », au bord de la falaise, où est plantée la croix d’Ambel et un fauteuil en fer. Étant donné la forte chaleur, nous ne sommes pas allés jusqu’à la « Tête de la Dame ».




Nous avons amorcé notre retour, par le même itinéraire…




… ce qui a permis de pique-niquer dans la hêtraie où la température était des plus agréables. Certains d’entre nous ont été distraits par une jeune souris, au pelage de taupe. Renseignement pris, c’était un campagnol roussâtre juvénile qui reste gris pendant sa jeunesse.





Nous sommes rentrés par le même chemin (trajet d’environ 8 km au total) jusqu’au refuge de Gardiol où nous attendait le bus et son chauffeur François.
Il nous a mené au col de la Machine où nous avons admiré et photographié de superbes paysages ouvrant sur la vallée de Combe Laval qui abrite le monastère orthodoxe de Saint-Antoine-le-Grand (qui était un ermite). Puis retour au « Piroulet ».




Jean Hugues Bel, Nicole Billaud, Marie Madeleine Bougerol, Maurice Puyet

Jean Hugues Bel, Nicole Billaud, Marie Madeleine Bougerol, Maurice Puyet
Jeudi 25 juin
Dernière randonnée dans le Vercors sur les hauts plateaux : circuit en Aller / Retour
Départ de 52 randonneurs à 8 h 45 par une température de 16° du plateau de Beure proche du col du Rousset, à 1390 m d’altitude.
Nous commençons par monter sur un sentier caillouteux et ombragé jusqu’au Chalet des Ours à 1425 m. Pour la 1ère fois depuis le début du séjour, nous rencontrons quelques flaques d’eau en rapport avec l’orage de la veille au soir. Pas de quoi salir les chaussures. Nous parvenons ensuite au niveau des remontées mécaniques de ski de fond à 1500 m.



Nous continuons sur un chemin parfois herbeux, parfois caillouteux balisé par des cairns, repères bien utiles quand il neige. Ce chemin très vallonné est exposé au soleil, la chaleur s’intensifie rapidement : nous montons, nous descendons, nous remontons, nous redescendons, jusqu’à rejoindre un belvédère donnant vue sur un grand espace de pelouses, des sapins pectinés épars sous lesquels nous faisons de fréquentes haltes profitant de leur ombre bienvenue.


Nous poursuivons sur ce territoire des marmottes ; mais … pas l’ombre de la queue d’une ; et ce malgré un temps de silence collectif qui nous permet d’entendre les insectes et les oiseaux.
Nous perdons 3 camarades qui fatiguées après cette dense semaine de randonnées retournent en toute sécurité au bus.
En continuant, nos yeux se portent sur notre gauche sur le pic du Vercors, le Grand Veymont 2341m d’altitude avec à son extrémité droite le Pas des Chatons.




Nous franchissons à 10h30 alors le Pas des Econdus (drôle de nom), nous sommes alors à 1546 m d’altitude pour rejoindre la Réserve de Combe Male altitude 1580m. Sur ce chemin, nous bénéficions à nouveau de très belles vues sur le Grand Veymont. Nous continuons avec de multiples et nécessaires arrêts quand l’ombre des sapins le permet, petites côtes ou raidillons, petites ou fortes descentes sur bien souvent des cailloux.



Il est presque midi quand nous parvenons à la Cabane Abri (occupée) du Pré Peyret 1600 m.


La chaleur montant, la décision est prise de prendre le chemin du retour tout en prenant un temps de pause pique-nique à l’ombre.


Le retour se fait par le même chemin, les descentes appréciées du matin devenant de belles côtes à grimper.
En résumé : une belle randonnée avec encore des paysages différents des autres jours. Dommage de ne pas avoir rencontré de troupeaux de moutons, malgré des traces fraîches et odorantes près des remontées mécaniques.





Nous poursuivons cette chaude journée après quelques kilomètres en bus par un passage à la grotte de la Luire (St Agnan en Vercors), lieu chargé d’histoire. En effet son porche fut durant cinq jours en juillet 1944 un hôpital clandestin pour les maquisards quand les 2 hôpitaux du Vercors durent être évacués.
Vingt-huit maquisards, deux femmes blessées, un officier américain et quatre soldats polonais y étaient soignés quand les soldats allemands envahirent la grotte le 27 juillet, massacrant sur le chemin de la grotte dix-sept maquisards transportés sur des brancards pour évacuation. Sept infirmières furent déportées à Ravensbrück, une y mourut ; par la suite deux médecins et un prêtre furent fusillés à Grenoble.
Par ce lieu de mémoire de la seconde guerre mondiale, nous bouclons ces jours de randonnée commencés avec un autre lieu mémoire, le Mémorial de Vassieux en Vercors.



Trois maîtres mots pour qualifier la qualité d’encadrement de ce séjour par temps extrêmement chaud : vigilance + bienveillance = confiance.





Henri de CHACATON et Ghislaine RUBANTEL
Vendredi 26 juin
Passage à Pont-en-Royans sur le chemin du retour
Sous un soleil radieux, nous laissons l’agréable « village vacances du Piroulet » de Vassieux-en-Vercors avec un dernier petit-déjeuner copieux comme à l’accoutumée pour apprécier un retour bien mérité dans nos foyers respectifs et en pleine forme.


Après une semaine bénéfique, remplie de magnifiques paysages variés, de randonnées quotidiennes diversifiées, bien encadrées, de visites et animations fructueuses, ponctuées de commentaires précis et intéressants sur l’histoire du Vercors, nous repartons chargés d’émotions positives, avec l’esprit léger et peut-être avec quelques kilos supplémentaires.
Un grand bravo à notre chauffeur François qui a su, avec habileté et patience, nous infiltrer dans une rue de Pont-en-Royans réputée difficile d’accès, mais aussi à l’appui réactif et organisationnel de notre équipe encadrante en amont et en aval du bus, pour nous permettre une pause fraîcheur au bord de la rivière « Bourne », tout en admirant « les maisons suspendues », site classé de cette même ville.
Un retour sans encombre dans notre bourbonnais surchauffé avec un repas ultime partagé, des souvenirs merveilleux également en surchauffe et surnombre, tout comme les photos accumulées et l’envie de revenir un jour.

Anne-Marie MARTINANT, Nicole et Jean-François VOYER
Mille mercis à Jean-Paul et l’ensemble de son équipe pour cette parenthèse enchantée à travers cette pause nature, culturelle et conviviale.

































Le séjour dans le Vercors très apprécié .De beaux circuits avec de beaux paysages , un groupe très sympathique .Merci a tous les organisateurs pour leur travail. Bonnes vacances a tous .
Jocelyne
Merci Michel pour la mise en page et la mise en ligne, pendant tes vacances, des reportages faits par les randonneurs et photographes du club.
Merci bien entendu auss, à tous ceux qui ont oeuvré pour mettre en place et assurer le bon déroulement du séjour de randonnées pédestres « À la Découverte du Vercors Historique »
Les retraités n’ont plus de vacances.